16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 12:40

 

SALVATORE ADAMO      



Mes amis,


Cette fois-ci nous partons pour un très grand voyage, en compagnie de « l'homme aux semelles de vent », Arthur Rimbaud comme l'appelait son ami Verlaine.

Nous nous envolons vers un pays rempli de rêve et d'espace  le Chili.

Mais laissons  la parole à nos poètes :

 

 
















Théâtre Sébastopol –Lille 2005-

 


De l’origine des mots,  le poète est un créateur ! 

Pour créer, il observe.

Il se penche intérieurement sur ce qu’il ressent, sur ce qu’il pressent.

Il s’arrête, se questionne, remet tout en question, se tient hors du temps.

Il sait admirer, apprendre, regarder, écouter, suivre du regard .

Il  se donne tout entier pour transmettre sur papier, son âme.

Il met des mots sur les sentiments, sur les formes, les couleurs, les parfums,

sur les regards, sur un sourire, ou sur l’invisible.

Le poète est un magicien de la parole.

C'est un artiste, parfois il chante…

Cependant restez sur vos gardes, vous qui lisez ceci, si vous rencontrez un

homme à l’air pensif, ne croyez pas que vous avez forcément affaire à un

poète, tous ne sont pas poètes, car :


Rien ne prédispose davantage à l’aspect pensif que l’absence totale de pensée --Pierre Dac-

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D’un gradin d’or – parmi les cordons de soie, les gazes grises, les velours verts et les disques de cristal qui noircissent comme du bronze au soleil, - je vois la digitale s’ouvrir sur un tapis de filigranes d’argent, d’yeux et de chevelures.

Des pièces d’or jaune semées sur l’agate, des piliers d’acajou supportant un dôme d’émeraudes, des bouquets de satin blanc et de fines verges de rubis entourent la rose d’eau.

Tels qu’un Dieu aux énormes yeux bleus et aux formes de neige, la mer et le ciel attirent aux terrasses de marbre la foule des jeunes et fortes roses.


Illuminations (1874) : « Fleurs »


D’Arthur Rimbaud

 


 

 

 

Un texte, un chanson, une illustration



Rencontre avec la fleur

…Le petit prince traversa le désert et ne rencontra qu’une fleur. Une fleur à trois pétales, une fleur de rien du tout…

-      Bonjour dit le prince.

-      Bonjour dit la fleur.

-      Où sont les hommes ? demanda poliment le petit prince.

La fleur, un jour, avait vu passer une caravane :

-      Les hommes ? il en existe, je crois, six ou sept. Je les ai aperçus il y a des années. Mais on ne sait jamais où les trouver. Le vent les promène. Ils manquent de racines, ça les gêne beaucoup.

-      Adieu, fit petit prince.

-      Adieu, dit la fleur.

Extrait : « Le petit prince » de Saint-Exupéry

 

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L’autre jour nous parlions de « petit julien » de Bruxelles, toujours si pressé qu’il ne peut même pas se retenir devant les gens. Mais d’ici à ce qu’il en rougisse… l’eau aura coulée sous les ponts !

Un autre Julien est né dans cette capitale, et ailleurs, au gré des voyages  et autres fantaisies de son créateur.

Je l’avais perdu depuis plus d’un an et il me manquait,  ce livre et son personnage. Il paraît que si on cherche on trouve, en tout cas pour « Le souvenir du bonheur est encore du bonheur », c’est vrai, je l’ai retrouvé. A croire que Julien l’avait embarqué sur son vélo et remis tout bonnement sur une étagère dont je n’ai plus l’usage.

Tout cela pour dire que Julien aussi parle de roses, de bouquet de roses.

 

 

 








Concert de Koekelare 09-2008



 

Il a son franc parlé, Julien, autant le savoir et il nage allégrement dans le sordide, la folie et la putréfaction, comme dans l’art le plus pur, avec la même aisance.



…  _  « Elle avait un bouquet de fleurs ? C’était quand ?

_ Et minute, p tit’ gars… j’ai pas un calendrier dans le ventre moi. »

Pierrette nous reversa du Tignanello, fixa son verre quelques secondes, puis se passa la main sur le cou, regarda le plafond et me déclara sentencieuse :

« J’peux te dire que c’était le 1er novembre… parce que j’avais vu plein d’monde avec des fleurs dans la journée, mais à une heure aussi tardive, cette fille m’avait parue bizarre.

_ Pierrette vous êtes sûre de ce que vous m’affirmez ?

_ ‘que j’ai dit d’bizarre ?

_ Soyez sérieuse, c’est capital… comment pouvez-vous en être absolument certaine, comment pouvez-vous vous en souvenir après si longtemps ?

_ je n’sais pas. Il y a des images qui frappent, va savoir pourquoi… Cette fille seule dans la nuit, au bord de la route, l’air apeuré et pourtant si décidé, m’a intriguée, j’te jure que c’est elle… même si la coiffure était peut-être différente.

_ Mais, ça change tout !

_ Ça change quoi ?

_ Mais ça change ma vie… ça signifie qu’elle n’avait pas oublié mon anniversaire, qu’elle venait chez moi.

_ Ça… j’irais pas lui d’mandé…j’te connaissais pas, et ton anniversaire… il eût fallu que je le susse, pouffa-t-elle pour la énième fois, incorrigiblement contente d’elle. Et puis, les fleurs c’était peut-être pour une tombe.

_ Elle n’a pas de famille dans la région… Il lui est certainement arrivé quelque chose.

_ j’te dis qu’elle est montée dans cette grosse bagnole… Une Mercedes, rien d’anormal dans tout ça !

_ Mais, Pierrette, vous vous rendez-compte ? <les fleurs m’étaient destinées… elle venait chez moi, et elle n’ai jamais arrivée à bon port…

_ Ça, c’est toi qui l’dis, elle allait peut-être à une réception chez des amis…

_ J’appelle Rosario !

_ Qui c’est çui là ?

_ Un ami inspecteur de police.

_ Alors là, c’est une idée qu’est pas très bonne…

_ Ciao, Rosario… c’est Julien… excuse-moi de te déranger si tard… »

Manifestement, je le réveillais.

« Oui, bien sur, ça peut attendre demain… excuse-moi… Bon si tu insistes… Voilà Charlie était près de la gare de Haine-Saint-Martin le 1er novembre dernier vers 9 heures du soir, elle avait un bouquet de fleurs……….

 

Extrait du livre « Le souvenir du bonheur est encore du bonheur » de Salvatore Adamo 2001

 

Si vous voulez lire la suite : faites comme moi, j’ai le livre entre les mains !


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Aquarelle de Gérard Deligny



Et toi, Gérard
, tu mets les fleurs en bouquets sur une table devant la fenêtre ouverte. Et le violon semble attendre son musicien pour accompagner le souffle de l’air sur Dunkerque !

Et ici, une fleur qui ouvre la porte au  rêve, dès les premières notes de piano ….




youtube bici79



Fleur


Fleur que l'on cueille au bord du chemin                 
Insouciant de s'écorcher la main
Fleur posée à la tombée du soir
Sur le pas d'une porte, plein d'espoir

Fleur effeuillée, fleur dis-moi si elle m'aime
Fleur, ma question est toujours la même
Fleur des instants retrouvés
Qui ramènent un sourire d'un tendre passé

Fleur, songe à la douceur
D'aller là-bas où le poète invite au voyage
Fleur, j'ai gardé au cœur
Le souvenir d'un parfum et les traits d'un visage…


Salvatore ADAMO album La part de l’ange 2007



 










Théâtre Sébastopol -Lille 2005-

 


Mais il y a « Fleur et fleurs », comme il y a « Rose et roses » et parfois des situations épineuses, car :


 


Il y a des femmes qui sont comme le bâton enduit de confiture de roses : on ne sait pas par quel bout les prendre - Alphonse Allais-

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