17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 16:56
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JOYEUX NOËL
 
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A chacun de mes lecteurs je souhaite un très bon Noël
…Entourés de ceux que vous aimez
 
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 ou entourés de rêves…
 
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Noël,
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Noël, c’est cette date choisie pour commémorer la naissance d’un Homme-Dieu, Jésus de Nazareth, Fils de Dieu venu pour apporter un message aux hommes : Dieu nous aime
C’est presque incroyable, c’est extraordinaire,
Noël c’est çà,  et tout le monde est invité
Se pencher sur ce message, y croire peut prendre une seconde, ou faire l’objet d’une réflexion de toute une vie,
 
 
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On peut aussi passer à côté sans plus d’intérêt
 
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Il est d’usage de profiter de cette fête pour faire des présents, notamment aux enfants, mais aussi à ceux qu’on aime, au sens large du mot, justement en l’honneur de cet Amour Divin :
 
 
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Parmi ces cadeaux voici un petit conte de Noël
 
 
 
La Nuit avant Noël
C'était la nuit de Noël, un peu avant minuit,
A l'heure où tout est calme, même les souris.
On avait pendu nos bas devant la cheminée,
Pour que le Père Noël les trouve dès son arrivée.
Blottis bien au chaud dans leurs petits lits,
Les enfants sages s'étaient déjà endormis.
Maman et moi, dans nos chemises de nuit,
Venions à peine de souffler la bougie,
Quand au dehors, un bruit de clochettes,
Me fit sortir d’un coup de sous ma couette.
Filant comme une flèche vers la fenêtre,
Je scrutais tout là haut le ciel étoilé.
Au dessus de la neige, la lune étincelante,
Illuminait la nuit comme si c'était le jour.
Je n'en crus pas mes yeux quand apparut au loin,
Un traîneau et huit rennes pas plus gros que le poing,
Dirigés par un petit personnage enjoué :
C'était le Père Noël je le savais.
Ses coursiers volaient comme s'ils avaient des ailes.
Et lui chantait, afin de les encourager :
" Allez Tornade !, Allez Danseur ! Allez , Furie et Fringuant !
En avant Comète et Cupidon ! Allez Eclair et Tonnerre !
Tout droit vers ce porche, tout droit vers ce mur !
Au galop au galop mes amis ! au triple galop ! "
Pareils aux feuilles mortes, emportées par le vent,
Qui montent vers le ciel pour franchir les obstacles ,
Les coursiers s'envolèrent, jusqu'au dessus de ma tête,
Avec le traîneau, les jouets et même le Père Noël.
Peu après j'entendis résonner sur le toit
Le piétinement fougueux de leurs petits sabots.
Une fois la fenêtre refermée, je me retournais,
Juste quand le Père Noël sortait de la cheminée.
Son habit de fourrure, ses bottes et son bonnet,
Etaient un peu salis par la cendre et la suie.
Jeté sur son épaule, un sac plein de jouets,
Lui donnait l'air d'un bien curieux marchand.
Il avait des joues roses, des fossettes charmantes,
Un nez comme une cerise et des yeux pétillants,
Une petite bouche qui souriait tout le temps,
Et une très grande barbe d'un blanc vraiment immaculé.
De sa pipe allumée coincée entre ses dents,
Montaient en tourbillons des volutes de fumée.
Il avait le visage épanoui, et son ventre tout rond
Sautait quand il riait, comme un petit ballon.
Il était si dodu, si joufflu, cet espiègle lutin,
Que je me mis malgré moi à rire derrière ma main.
Mais d'un clin d'œil et d'un signe de la tête,
Il me fit comprendre que je ne risquais rien.
Puis sans dire un mot, car il était pressé,
Se hâta de remplir les bas, jusqu'au dernier,
Et me salua d'un doigt posé sur l'aile du nez,
Avant de disparaître dans la cheminée.
Je l'entendis ensuite siffler son bel équipage.
Ensemble ils s'envolèrent comme une plume au vent.
Avant de disparaître le Père Noël cria :
" Joyeux Noël à tous et à tous une bonne nuit "
 
Poème de Noël de Clément Moore : La Nuit avant Noël
 
 
 
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« Le père Noël » a laissé également pour nous une vidéo, que je vous soumets
 
 
 
 
 
 
 
 

Magnifique chanson

 
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Mais qui y a-t-il d’autre au pied de ce sapin ?

 

 
 
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Il y a peu, j’ai découvert un poète extraordinairement romantique Jacques-Imbert GALLOIX qui n’a eu l’occasion de n’écrire que très peu, mais quelle merveille à mes yeux que cette poésie d’une nuit de Noël, et qui justement a été déposée sous notre arbre décoré

 

 

 

La nuit de Noël

L'air est glacé, mais la nuit est sereine,
Les astres clairs nagent en un ciel pur ;
J'entends gémir les eaux de la fontaine ;
Le firmament étale son azur.

L'airain battu d'un coup triste et sonore
Seul a troublé le repos de la nuit.
Il est une heure, et moi je veille encore ;
Je veille seul, et le repos me fuit.

Oh ! que de fois le silence nocturne
Prêta son calme à mes songes divers !
Oh ! que de fois ma lampe taciturne
M'a vu rêver, lire, tracer des vers !

Nuit de Noël, derniers jours de l'année,
Oh ! que de jeux, de paix et de plaisirs
Vous rappelez à mon âme fanée !
Et tout a fui sous de nouveaux désirs !

Comme d'un rêve aussi doux que rapide,
Il me souvient de ce bonheur passé.
Bonheur d'enfance, imprévoyant, avide,
Que la raison a si vite effacé...

Il me souvient de ces cadeaux magiques
À mon réveil offerts dès le matin,
Et du foyer, et des plombs fantastiques,
Dont les contours présageaient le destin.

Me disaient-ils que je serais poète,
Victime, hélas ! des désirs de mon cœur ?
Que le chagrin ferait courber ma tête,
Et que jamais je n'en serais vainqueur ?...

*

Déjà la cloche a répété quatre heures ;
Je veille encor, je veille pour chanter.
Un bruit soudain ébranle nos demeures ;
Quelle douceur je trouve à l'écouter !

Quels sons divins, quelle auguste harmonie
L'airain du temple exhale dans les airs !
Comme l'espoir, mon âme rajeunie
Entend vibrer les célestes concerts.

Nuit de Noël, nuit de paix et de joie,
C'est dans ton sein qu'un Sauveur nous est né.
Le cœur soumis qui marche dans ta voie,
Humble et joyeux, n'est pas abandonné.

Ô mon Sauveur, viens éclairer ma route !
Viens me couvrir des ailes de la foi !
Ouvre mon âme et dissipe mon doute ;
Viens, je t'attends et je me livre à toi.

Jacques-Imbert GALLOIX (1808-1828)

 

 

 

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Un proche avait coutume de nous chanter "Minuit chrétien" le soir du 24 décembre, c’était un moment de vie tout à fait exceptionnel pour moi, et je l’en remercie

 
      

Un chant dont l’histoire est assez surprenante

 

 

 
 

Penchons-nous quelques instants sur les paroles

 

Minuit ! Chrétiens, c'est l'heure solennelle
Où l'homme Dieu descendit jusqu'à nous,
Pour effacer la tache originelle
Et de son père arrêter le courroux:
Le monde entier tressaille d'espérance
A cette nuit qui lui donne un sauveur
Peuple, à genoux attends ta délivrance,
Noël ! Noël ! Voici le Rédempteur !
Noël ! Noël ! Voici le Rédempteur !

De notre foi que la lumière ardente
Nous guide tous au berceau de l'enfant
Comme autrefois, une étoile brillante
Y conduisit les chefs de l'Orient
Le Roi des Rois naît dans une humble crèche,
Puissants du jour fiers de votre grandeur,
A votre orgueil c'est de là qu'un Dieu prêche,
Courbez vos fronts devant le Rédempteur !
Courbez vos fronts devant le Rédempteur !

Le Rédempteur a brisé toute entrave,
La terre est libre et le ciel est ouvert
Il voit un frère ou n'était qu'un esclave
L'amour unit ceux qu'enchaînait le fer,
Qui lui dira notre reconnaissance ?
C'est pour nous tous qu'il naît, qu'il souffre et meurt:
Peuple, debout ! chante ta délivrance,
Noël ! Noël ! chantons le Rédempteur !
Noël ! Noël ! chantons le Rédempteur !

 
 
         
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J’ai également envie de partager ce chef-d’œuvre de Demis ROUSSOS que j’ai aperçu au pied du sapin

 
 
 
 
 
 
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Il y a aussi cette image ancienne, qui relate toute l’atmosphère qui règne durant la période de fin d’année, et même s’il ne neige pas aujourd’hui, si les magasins sont bien différents, si les modes ont changées, elle m’enchante

 
   
 
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La neige se fait parfois attendre à Noël, tout dépend de l’endroit où l’on se trouve,

 
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On peut quand même la chanter, la dessiner ou la peindre, la photographier, s’en inspirer pour écrire un poème, une histoire ou lire ce qu’on nous a écrit à son sujet

 

La neige

I

Qu'il est doux, qu'il est doux d'écouter des histoires,
Des histoires du temps passé,
Quand les branches d'arbres sont noires,
Quand la neige est épaisse et charge un sol glacé !
Quand seul dans un ciel pâle un peuplier s'élance,
Quand sous le manteau blanc qui vient de le cacher
L'immobile corbeau sur l'arbre se balance,
Comme la girouette au bout du long clocher !

Ils sont petits et seuls, ces deux pieds dans la neige.
Derrière les vitraux dont l'azur le protège,
Le Roi pourtant regarde et voudrait ne pas voir,
Car il craint sa colère et surtout son pouvoir.

De cheveux longs et gris son front brun s'environne,
Et porte en se ridant le fer de la couronne ;
Sur l'habit dont la pourpre a peint l'ample velours
L'empereur a jeté la lourde peau d'un ours.

Avidement courbé, sur le sombre vitrage
Ses soupirs inquiets impriment un nuage.
Contre un marbre frappé d'un pied appesanti,
Sa sandale romaine a vingt fois retenti.

Est-ce vous, blanche Emma, princesse de la Gaule ?
Quel amoureux fardeau pèse à sa jeune épaule ?
C'est le page Eginard, qu'à ses genoux le jour
Surprit, ne dormant pas, dans la secrète tour.

Doucement son bras droit étreint un cou d'ivoire,
Doucement son baiser suit une tresse noire,
Et la joue inclinée, et ce dos où les lys
De l'hermine entourés sont plus blancs que ses plis.

Il retient dans son cœur une craintive haleine,
Et de sa dame ainsi pense alléger la peine,
Et gémit de son poids, et plaint ses faibles pieds
Qui, dans ses mains, ce soir, dormiront essuyés ;

Lorsqu'arrêtée Emma vante sa marche sûre,
Lève un front caressant, sourit et le rassure,
D'un baiser mutuel implore le secours,
Puis repart chancelante et traverse les cours.

Mais les voix des soldats résonnent sous les voûtes,
Les hommes d'armes noirs en ont fermé les routes ;
Eginard, échappant à ses jeunes liens,
Descend des bras d'Emma, qui tombe dans les siens.

II

Un grand trône, ombragé des drapeaux d'Allemagne,
De son dossier de pourpre entoure Charlemagne.
Les douze pairs debout sur ses larges degrés
Y font luire l'orgueil des lourds manteaux dorés.

Tous posent un bras fort sur une longue épée,
Dans le sang des Saxons neuf fois par eux trempée ;
Par trois vives couleurs se peint sur leurs écus
La gothique devise autour des rois vaincus.

Sous les triples piliers des colonnes moresques,
En cercle sont placés des soldats gigantesques,
Dont le casque fermé, chargé de cimiers blancs,
Laisse à peine entrevoir les yeux étincelants.

Tous deux joignant les mains, à genoux sur la pierre,
L'un pour l'autre en leur cœur cherchant une prière,
Les beaux enfants tremblaient en abaissant leur front
Tantôt pâle de crainte ou rouge de l'affront.

D'un silence glacé régnait la paix profonde.
Bénissant en secret sa chevelure blonde,
Avec un lent effort, sous ce voile, Eginard
Tente vers sa maîtresse un timide regard.

Sous l'abri de ses mains Emma cache sa tête,
Et, pleurant, elle attend l'orage qui s'apprête :
Comme on se tait encore, elle donne à ses yeux
A travers ses beaux doigts un jour audacieux.

L'Empereur souriait en versant une larme
Qui donnait à ses traits un ineffable charme ;
Il appela Turpin, l'évêque du palais,
Et d'une voix très douce il dit : Bénissez-les.

Qu'il est doux, qu'il est doux d'écouter des histoires,
Des histoires du temps passé,
Quand les branches d'arbres sont noires,
Quand la neige est épaisse et charge un sol glacé !

Alfred de VIGNY (1797-1863)

 

 
     
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De la neige... des histoires qui charment ou des peintures qui captivent notre attention toute une fantaisie autour de cette belle neige qui rejoint nos fêtes de fin d'année et qui inspire les esprits sensibles comme le montre cette toile de Gérard DELIGNY, artiste peintre
   
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"Neige sur le port de Gravelines", huile sur toile (41 X 27 cm), 1984, Gérard DELIGNY.

Reproduction interdite. Œuvre protégée par les droits d'auteur.

   
 
   
       
   
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Jean-Claude BORELLY nous passionne également en nous transportant dans un monde heureux, pas étonnant de découvrir ses mélodies au pied de notre arbre scintillant

   

 
 
     
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Quittons cependant cette neige, et, même s’il pleut continuons nos distractions

   
 
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C’est peut-être aussi l’occasion d’écouter quelques notes de Jazz, bienvenues à Noël, mais aussi de tout temps

     
 
 
 
   
   
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Je vous propose enfin de prolonger cette soirée en précieuse compagnie - Andrea Bocelli - et quelques chants de Noël

   
     
 
 
 
 
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Pour finir, je vous invite à lire une poésie de notre ami et merveilleux poète Daniel LAJEUNESSE, avec son accord,

Une poésie tendre et belle comme un conte de NoëL :

       

 

Le violoneux

Sur le bord du trottoir il était assis là

Au pied du Sacré-Cœur à jouer sa musique

Et les notes planaient et s'envolaient là-bas

Au plus haut de Paris dessus la basilique

Au milieu des passants son violon pleurait

Caresses de l'archet mélodies romantiques

Communion partagée quand Montmartre écoutait

Cette âme qui chantait ces doux moments magiques

Il était assis là, sur le trottoir pavé

Le sourire aux lèvres pour charmer le touriste

Il attendait c'est sûr quelques menues monnaies

Braves gens approchez applaudissez l'artiste

Il a joué longtemps bien plus pour son plaisir

Que pour gagner sa vie que pour faire fortune

Lui ne s'en souciait pas dans un proche avenir

On lui demandera de jouer sur la lune

Du bas des escaliers jusqu'en haut de la butte

La musique légère inondait de bonheur

La colline sacrée de ses douces volutes

Qu'un violoneux lançait du pied du Sacré-Cœur

 

       
  Daniel LAJEUNESSE       
 
 
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JOYEUX NOËL A TOUS

 
 
    
 
 
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Published by Brunette