7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 14:31

Le silence




A force de voyager en compagnie des nuages, je m’en suis fait amie, et, confortablement installée dans ce monde meilleur, j’ai prolongé longuement la halte !





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Probablement y serais-je restée sans fin, si mes « adami-e-s » ne m’avaient « titillée » ponctellement, me rapellant leur profonde et fidèle amitié.

De cela, je les remercie.

 

Alors, je me suis dit qu’il est grand temps de revenir un peu, pour leur « offrir » une part de mes rêves et de leurs fantaisies, un heureux voyage hors du temps, coloré, musical et féérique, de leur parler de ce merveilleux automne, enluminé à souhait, si je ne veux pas leur donner froid en passant directement de « Bientôt  l’été » à « Bientôt Noël » !

 

Alors, bienvenue dans mes brefs rêves d’automne, exaltation de la vie…







http://www.fond-ecran-image.com/galerie-membre,automne,feuille-d-automne.jpg




Souvent en présence du silence on se met à rêver, et, lorsque le rêve se fait musique, on entend :






Dreaming

dehermans
19 juin 2007

composed by Klutz





Mais, Euripide, c’est vrai !  m’ayant soufflé un soir au creux de l’oreille, alors que je m’étais assoupie sagement en compagnie de quelque belle musique : « Parle si tu as des mots plus forts que le silence, ou garde le silence. » et, je maintenais de main ferme ce silence contre mon cœur, de peur que le bruit de la ville ou l’actualité crasseuse, ne viennent en un instant briser ce trésor !

 

 

Alors, je vous propose de vous imprégner de ce silence grâce à ce poème d’Emile VERHAEREN,  poète rare, exceptionnel, que j’affectionne particulièrement :

Recueil : Les villages illusoires
Le silence

Depuis l'été que se brisa sur elle
Le dernier coup d'éclair et de tonnerre,
Le silence n'est point sorti
De la bruyère.

Autour de lui, là-bas, les clochers droits
Secouent leur cloche, entre leurs doigts,
Autour de lui, rôdent les attelages,
Avec leur charge à triple étage,
Autour de lui, aux lisières des sapinières,
Grince la roue en son ornière,
Mais aucun bruit n'est assez fort
Pour déchirer l'espace intense et mort.

Depuis l'été de tonnerres chargé,
Le silence n'a pas bougé,
Et la bruyère, où les soirs plongent
Par au delà des montagnes de sable
Et des taillis infinissables,
Au fond lointain des loins, l'allonge.

Les vents mêmes ne remuent point les branches
Des vieux mélèzes, qui se penchent
Là-bas, où se mirent, en des marais,
Obstinément, ses yeux abstraits ;
Seule le frôle, en leurs voyages,
L'ombre muette des nuages
Ou quelquefois celle, là-haut,
D'un vol planant de grands oiseaux.

Depuis le dernier coup d'éclair rayant la terre,
Rien n'a mordu, sur le silence autoritaire.

Ceux qui traversèrent sa vastitude,
Qu'il fasse aurore ou crépuscule,
Ont subi tous l'inquiétude
De l'inconnu qu'il inocule.

Comme une force ample et suprême,
Il reste, indiscontinûment, le même :
Des murs obscurs de sapins noirs
Barrent la vue au loin, vers des sentiers d'espoir ;
De grands genévriers songeurs
Effraient les pas des voyageurs ;
Des sentes complexes comme des signes
S'entremêlent, en courbes et lignes malignes,
Et le soleil déplace, à tout moment,
Les mirages, vers où s'en va l'égarement.

Depuis l'éclair par l'orage forgé,
L'âpre silence, aux quatre coins de la bruyère,
N'a point changé.

Les vieux bergers que leurs cent ans disloquent
Et leurs vieux chiens, usés et comme en loques,
Le regardent, parfois, dans les plaines sans bruit,
Sur les dunes en or que les ombres chamarrent.
S'asseoir, immensément, du côté de la nuit.
Alors les eaux ont peur, au pli des mares,
La bruyère se voile et blêmit toute,
Chaque feuillée, à chaque arbuste, écoute
Et le couchant incendiaire
Tait, devant lui, les cris brandis de sa lumière.

Et les hameaux qui l'avoisinent,
Sous les chaumes de leurs cassines,
Ont la terreur de le sentir, là-bas,
Dominateur, quoique ne bougeant pas ;
Mornes d'ennui et d'impuissance,
Ils se tiennent, sous sa présence,
Comme aux aguets - et redoutent de voir,
A travers les brumes qui se desserrent,
Soudainement, s'ouvrir, dans la lune, le soir,
Les yeux d'argent de ses mystères.

 





Simon&Garfunkel, eux, chantent le son du silence….

Hello, darkness my old friend
I've come to talk with you again
Because a vision softly creeping
Left its seeds while I was sleeping
And the vision that was planted in my brain
Still remains
Within the sound of silence…

 



Magnifique chanson !

 

Dans le vaste répertoire des chansons de Salvatore ADAMO, on redécouvrira « Le Silence », et je vous invite, les adami-e-s à le réécouter en allant chercher dans vos CD :

 Qu'il était beau, le silence
Quand il voulait tout dire
Lorsque l'amour en partance
Nous promettait son empire
Lorsqu'au bout de nos errances
Nous nous trouvions enfin
Qu'il était beau, le silence
Lorsque les mots étaient vains…








Probablement moins connue du grand public, cette chanson est majestueuse.




Enfin, d’entendre « Chanson d’automne » me donne envie de vous la faire entendre aussi !

 

chanson d'automne

 

dehermans
27 avril 2008





La voici :






Mais parfois l’automne s’embrume !






http://img.fotocommunity.com/photos/10880450.jpg





Et cette brume « en photo » semble reflèter une poésie, que j’avais apprise, toute jeune, sur les bancs de l’école, bien sûr, vous connaissez :



 

L’automne

 

L’automne au coin du bois,

Joue de l’harmonica.

Quelle joie chez les feuilles !

Elles valsent au bras

Du vent qui les emportent.

On dit qu’elle sont mortes,

Mais personnes n’y croit.

L’automne au coin du bois,

Joue de l’harmonica.

 

Maurice CAREME

 

 

 

 HARMONICA " LA FEUILLE D' AUTOMNE "

 

 

AAZAZZA09
17 octobre 2008

vidéo musicale,sur une chanson populaire Française (harmonica chromatique HOHNER chromonica 64 notes)











 

 

 

 

 

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Passons de l’harmonica à la harpe.. vous avez pu remarquer que cet instrument musical fait vibrer le  cœur et nous mène comme par enchantement au centre de nos nuages !




Feuilles d'Automne de AJ Hasselmans



webarp
15 novembre 2008

Petite pièce pour harpe du Maître, jouée par Chloé. Enregistré en 2005.










Loin d’être triste, l’automne est un vrai festival de couleurs vives,

Regardez !




 

 

l'automne BER35200
27 septembre 2007

l'automne et sa beauté




Et l’automne devient festival, festival de sons, festival de couleurs, festival de mots.



FESTIVAL D'AUTOMNE - AUTUMN FESTIVAL

 

ChantHappy
11 septembre 2008

Translation in english by Google : Song of autumn Paul Verlaine The long tears The violins In the fall, Hurt my heart In a monotonous languor. While suffocating And pale when Sounds hou...









Et puisque l’heure est à la joie, profitons-en pour faire un tour au Québec en automne :




photographiequebec
9 septembre 2008

Des paysages automnaux au couleurs vives.











Je vous remercie de m’avoir accompagnée quelques instants pour « cette promenade »,  j’espère qu’elle vous a plu !

Merci à toutes les personnes dont l’œuvre participe à embellir par les musiques, les poèmes ou les images à l’élaboration de cet article.

 

 

Une pensée particulière pour les Adami-e-s, Alain, Evelyne, Martine, Maurice, Massan, Marie-Joe, Mimi, Ptitemarie et chacune des autres personnes que je ne peux pas toutes nommer.











Brunette.









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