12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 20:18

 

le dieu Janus 

Le premier mois de l’année ne fut pas toujours le mois de janvier, c’est toute une histoire en soi

Et pour la parfaire, c’est à Jules César que nous devons cette décision de faire de ce mois, le premier de tous

Il décida de le dédier au dieu Janus, dont le nom signifie « passage »

Ce dieu romain préside aux transitions, d’un moment à un autre, d’un lieu à un autre, au passage d’un état à un autre, également au passage d’un monde à un autre monde

C’est pourquoi il est d’usage de le représenter avec deux faces, tel qu’ici sous le titre

Bien pensé, bien choisi, le premier mois est depuis lors –après moultes péripéties quand même-  januarius : janvier, donc

 -Ah ! ché cha ? chat fenêtre et réserve

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Oui Minet c’est ça, mais ce n’est pas tout, suis-nous si tu veux

Et empruntons cet escalier pour aller et venir à notre aise comme à notre habitude, le rêve n’a pas de mois

En ouvrant cette porte j’ai pensé à cette réflexion de Louis Aragon

 porte ouverte et escalier 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Le rimbaldisme se prête aux rêveries de celui qui s'y adonne, j'en parle comme d'une drogue, il se conforme à son degré de science et d'ignorance, de culture et de sauvagerie. Ce n'est pas une philosophie. C'est un ciel. Chacun s'en arrange, il n'a qu'à lever les yeux pour être ébloui ».                     

 

En janvier certains prétendent prendre de bonnes résolutions, personnellement je préfère continuer de faire ce que je fais en laissant la porte ouverte à la nouveauté toutefois 

Pour les corrections des imperfections, c’est au jour le jour !

 

Je viens à peine de me lever du lit

 

lit et coeur dans les nuages 

 

Où j’entendais Emile Verhaeren « penser »  à sa belle

 

…  « Un jour on m'assura qu'en des pays d'étoiles

 

Elle s'était perdue, avec des voiles

 

Et des roses entre ses doigts petits ;

 Son image resta fixée en mon esprit 
   Si belle, 

 

Que tout mon cœur partit vers elle » …

 

   Toute la Flandre 
 Les tendresses premières - Ardeurs naïves - 
   Émile Verhaeren (1855-1916) 

 

 

Mais, réveillée par une voix féminine si douce et si pure qui disait

 

« Réinventer tous les gestes
Recommencer à zéro
Retrouve
r l'écho céleste
Des sentiments et des mots »…

-Je voudrais t'aimer quelque part-  CD « de toi à moi »

 

Que je ne peux m’empêcher de vous inciter à aller écouter Salvatore Adamo et sa fille Amélie sur scène ou à vous procurer le cd où ils chantent ensemble, pour partager ces instants précieux, l’année commence bien en compagnie – de Salvatore et d’Amélie Adamo

 

 

537968-salvatore-et-amelie-adamo-lors-de-637x0-2 

 http://www.youtube.com/watch?v=FrxnaQPunrA&feature=related

 

 

Salvatore Adamo nous a proposé quelques superbes concerts cet hiver, et en plus, de très belles chansons, nouvelles

 

 salvatore

 

 

N’ayez crainte, ses concerts se poursuivent à bon rythme cette année

 

 SALVATORE-EN-PIED.png

 

 

Continuons notre chemin entre rêve et réalité grâce au son mystérieux de la trompette

Comme seul Jean-Claude Borelly peut nous le faire entendre

 

 Jean-Claude Borelly

 

  DU CHOEUR A LA LUMIERE - Jean-Claude BORELLY –

 

 

 

 

 

Image1 

 

Cette musique est une porte ouverte vers les jardins enchanteurs de nos pensées, qui reprennent leur cours,

 

Alors on songe : « La Reine Nicosis, portant des pierreries,

A pour parure un calme et merveilleux concert

D'étoffes, où l'éclair d'un flot d'astres se perd

 Dans les lacs de lumière et les flammes fleuries »… 
   

Théodore De Banville (Les Princesses X. La Reine de Saba)

 

 

Prenons garde, toutefois, de ne pas se retrouver la tête à l’envers comme les flamants roses d’Alice, dans son pays des merveilles, lorsqu’ils servent de club de golf !

 

Les flamants roses, Gérard Deligny, lui, les peint en groupe, la tête au soleil, les pattes plongées dans l’eau, et guettant les petites crevettes roses qui donnent leur jolie couleur aux plumes

 

 

DSCF3110(1)[1] 

 

 « J’aime » mieux ça nous dit Salvatore Adamo, à l’air sévère

 

Salvatore Adamo

 

 

Bien sûr, c’est mieux qu’un chagrin d’amour par exemple,

Quoique…

 

It's A Heartache (C'est Un Chagrin D'Amour)
« 
It's a heartache
Nothing but a heartache
Hits you when it's too late
Hits you when you're down »…


“C'est un chagrin d'amour
Rien d'autre qu'un chagrin d'amour...
Qui t'atteint lorsque c'est trop tard
Qui te frappe lorsque tu es déjà à terre »…

 

Chanté de cette façon en compagnie de Bonnie Tyler, étonnement, ça peux devenir vraiment très agréable, un chagrin d’amour…

 

 

 

75-r.gif

 http://www.frizou.org/pausetendresse/75-recommence.html

 

Laissons maintenant la belle licorne guider nos pas sur un chemin fleuri

Ce n’est pas Georges Moustaki qui nous donnera tort

 

 

 

 

 

On nous dira qu'on a tort de chanter
La fraternité et la liberté,
Que tout cela ne sert à rien,
Que ce n'est pas encore pour demain

 
Et pourtant dans le monde
Les enfants nous répondent
Et pourtant dans le monde...



On nous dira qu'on a tort de rêver
En croyant vivre la réalité,
Qu'il faut garder les yeux ouverts
Et regarder ce qui va de travers...



Et pourtant dans le monde
Les enfants nous répondent
Et pourtant dans le monde...

 

Georges Moustaki -Et pourtant dans le monde-

 

Et je connais une enfant, justement, dont l’œuvre est si « haute » qu’elle en est sidérante

Son passage sur terre n’a duré qu’un instant, mais son « don » est si beau que je vous suggère de vous pencher un peu sur son écriture
 
La paix

Comment je l'imagine ?
Eh bien, je ne sais pas...
Peut-être enfant, très blonde, et tenant dans ses bras
Des branches de glycine ?

Peut-être plus petite encore, ne sachant
Que sourire et jaser dans un berceau penchant
Sous les doigts d'une vieille femme qui fredonne...

Parfois, je la crois vieille aussi... Belle, pourtant,
De la beauté de ces Madones
Qu'on voit dans les vitraux anciens. Longtemps -
Bien avant les vitraux - elle fut ce visage
Incliné sur la source, en un bleu paysage
Où les dieux grecs jouaient de la lyre, le soir…..

 

Sabine SICAUD   (1913-1928)

http://www.sabinesicaud.com/

 

Bien que le temps n’existe que si on le laisse faire, tournons-nous vers Isis pour savoir qu’elle heure il est maintenant, car nous devons nous quitter

 

Isis 

 

Approche-toi ma belle, que l’on voit l’heure

-Mais c’est n’importe quoi aujourd’hui, Brunette, tu rêves ?

Non Isis, absolument pas

D’ailleurs Salvatore peut même te le jurer en levant la main droite 

 

la main de Salvatore

 Merci, pour cette photo, à Laura -oeuvre qui se trouve au carré VIP 
  dans les coulisses de l'Olympia 
 Et puis je t’assure, c’est un ami, qui connait bien les chinois qui me l’a dit : 

 

 

                                                                                       !cid_footer.jpg

 

  Les Chinois voient l'heure dans l'œil des chats.

   
 Un jour un missionnaire, se promenant dans la banlieue de Nankin,  
 s'aperçut qu'il avait oublié sa montre, et demanda à un petit garçon  
 quelle heure il était. 
   
 Le gamin du céleste Empire hésita d'abord; puis, se ravisant,  
 il répondit: "Je vais vous le dire."  
 Peu d'instants après, il reparut, tenant dans ses bras  
 un fort gros chat,  
 et le regardant, comme on dit, dans le blanc des yeux,  
 il affirma sans hésiter: "Il n'est pas encore tout à fait midi."  
 Ce qui était vrai. 
   
 Pour moi, si je me penche vers la belle Féline, la si bien nommée,  
 qui est à la fois l'honneur de son sexe, l'orgueil de mon cœur  
 et le parfum de mon esprit, que ce soit la nuit, que ce soit le jour, 
 dans la pleine lumière ou dans l'ombre opaque,  
 au fond de ses yeux adorables je vois toujours l'heure distinctement, 
 toujours la même, une heure vaste, solennelle, 
 grande comme l'espace, 
 sans divisions de minutes ni de secondes, - une heure immobile  
 qui n'est pas marquée sur les horloges,  
 et cependant légère comme un soupir, rapide comme un coup d'œil. 
   
 Et si quelque importun venait me déranger pendant que mon regard  
 repose sur ce délicieux cadran,  
 si quelque Génie malhonnête et intolérant, 
 quelque Démon du contretemps venait me dire:  
 "Que regardes-tu là avec tant de soin?  
 Que cherches-tu dans les yeux de cet être?  
 Y vois-tu l'heure, mortel prodigue et fainéant?"  
 je répondrais sans hésiter: "Oui, je vois l'heure; il est l'Eternité!"… 
   
 XVI. L'Horloge 
 Petits poèmes en prose -Le spleen de Paris- 
 Charles Baudelaire 

 

  Et voilà, c’est fini pour l’heure

 

  Salvatore se penche vers le public

 

 

À bientôt donc,

 

 Brunette     scin71.gif

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Published by BRUNETTE