4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 13:38
 
 
 
 
 
974f3ea1.jpg
 
 
 
 
Novembre, nous refroidit tout droit par la pensée du vent glacial qu’il envoie, sa pluie battante et son air d’hiver à grands pas,     
En ouvrant les yeux il réchauffe les sens,
Il égaie le regard de ses milles couleurs or-feu,
Réveille les parfums des mousses des sous-bois,
Entraîne notre esprit de sa musique folle de feuilles, tombant,
Réchauffe nos palais de ses repas moelleux,
Allant même parfois jusqu’à chauffer la peau d’un rayon de soleil indien 
Les mots qui distinguent novembre sont
Le froid et le feu, visages de son jeu
 
 
 
 
 
 
 
 
Image1
 
 
 
 
Mais il faut oublier ce double visage de novembre, qui peu à peu nous mène jusqu’au poème chanté
 
 
 
 
 
 
 
 
Et même s’il faut oublier tant de choses pour avancer encore vers ce futur qui entraîne jusqu’aux hivers,
« Ressouviens-toi, ce soir, et laisse au vent frôleur
T'apporter les parfums de la pauvre Campine ».
 
 
 
 
 
La glycine est fanée et morte est l'aubépine
La glycine est fanée et morte est l'aubépine ;
Mais voici la saison de la bruyère en fleur
Et par ce soir si calme et doux, le vent frôleur
T'apporte les parfums de la pauvre Campine.

Aime et respire-les, en songeant à son sort
Sa terre est nue et rêche et le vent y guerroie ;
La mare y fait ses trous, le sable en fait sa proie
Et le peu qu'on lui laisse, elle le donne encor.

En automne, jadis, nous avons vécu d'elle,
De sa plaine et ses bois, de sa pluie et son ciel,
Jusqu'en décembre où les anges de la Noël
Traversaient sa légende avec leurs grands coups d'aile.

Ton cœur s'y fit plus sûr, plus simple et plus humain ;
Nous y avons aimé les gens des vieux villages,
Et les femmes qui nous parlaient de leur grand âge
Et de rouets déchus qu'avaient usés leurs mains.

Notre calme maison dans la lande brumeuse
Etait claire aux regards et facile à l'accueil,
Son toit nous était cher et sa porte et son seuil
Et son âtre noirci par la tourbe fumeuse.

Quand la nuit étalait sa totale splendeur
Sur l'innombrable et pâle et vaste somnolence,
Nous y avons reçu des leçons du silence
Dont notre âme jamais n'a oublié l'ardeur.

A nous sentir plus seuls dans la plaine profonde
Les aubes et les soirs pénétraient plus en nous ;
Nos yeux étaient plus francs, nos cœurs étaient plus doux
Et remplis jusqu'aux bords de la ferveur du monde.

Nous trouvions le bonheur en ne l'exigeant pas,
La tristesse des jours même nous était bonne
Et le peu de soleil de cette fin d'automne
Nous charmait d'autant plus qu'il semblait faible et las.

La glycine est fanée, et morte est l'aubépine ;
Mais voici la saison de la bruyère en fleur.
Ressouviens-toi, ce soir, et laisse au vent frôleur
T'apporter les parfums de la pauvre Campine.
Émile VERHAEREN (1855-1916)
 
 
 
 
  Image1bis
 
Nous serons obligés, si tant est qu’on oblige
D’aller se balader sur ces beaux chemins d’or
Pour trouver une ligne qui mène jusqu’à notre âme
Qui nous mène enfin si loin des faux accords
 
 
       
        

 Ballade en novembre


Qu'on me laisse à mes souvenirs,
Qu'on me laisse à mes amours mortes,
Il est temps de fermer la porte,
Il se fait temps d'aller dormir
Je n'étais pas toujours bien mise
J'avais les cheveux dans les yeux
Mais c'est ainsi qu'il m'avait prise,
Je crois bien qu'il m'aimait un peu

{Refrain:}
Il pleut
Sur le jardin, sur le rivage
Et si j'ai de l'eau dans les yeux
C'est qu'il me pleut
Sur le visage.

Le vent du Nord qui s'amoncelle
S'amuse seul dans mes cheveux
Je n'étais pas toujours bien belle,
Mais je crois qu'il m'aimait un peu
Ma robe a toujours ses reprises
Et j'ai toujours les cheveux fous
Mais c'est ainsi qu'il m'avait prise,
Je crois que je l'aimais beaucoup

{Refrain}

Si j'ai fondu tant de chandelles
Depuis le temps qu'on ne s'est vus
Et si je lui reste fidèle,
A quoi me sert tant de vertu ?
Qu'on me laisse à mes amours mortes !
Qu'on me laisse à mes souvenirs
Mais avant de fermer la porte,
Qu'on me laisse le temps d'en rire
Le temps d'essayer d'en sourire...

{Refrain}

Qu'on me laisse le temps d'en rire

   
 
  wallpaper-hd-autumn-6

Je vous embrasse,

Brunette

Partager cet article
Repost0